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Drones et sécurité : ce qui est autorisé et quand ils ont du sens

En Grèce, les drones volent selon le règlement (UE) 2019/947, qui classe chaque vol dans l’une de trois catégories : ouverte, spécifique et certifiée. La plupart des vols de surveillance sortent de la catégorie ouverte (par exemple parce que le drone quitte la vue du télépilote) et exigent une autorisation ou une déclaration auprès de l’autorité grecque de l’aviation civile. Un drone a du sens sur des sites vastes ou isolés, où il prolonge le regard de la ronde ; sur un petit site bien couvert, il apporte peu.

Mis à jour: 6 min de lectureSources: 2

Quelles règles s’appliquent aux drones en Grèce ?

Le règlement d’exécution (UE) 2019/947, applicable dans toute l’UE. Il classe chaque vol en catégorie ouverte, spécifique ou certifiée, selon le risque.

  • Ouverte : sans autorisation ni déclaration préalable, mais seulement si toutes les conditions de l’article 4 sont remplies : moins de 25 kg, distance de sécurité avec les personnes et jamais au-dessus de rassemblements, drone toujours à vue du télépilote, à 120 mètres au plus du sol, sans marchandises dangereuses ni largage.
  • Spécifique : dès qu’une condition de la catégorie ouverte n’est pas remplie. Il faut une autorisation d’exploitation de l’autorité compétente, appuyée sur une évaluation des risques, ou une déclaration si le vol correspond à un scénario standard (articles 3 et 5).
  • Certifiée : pour le risque le plus élevé, comme le survol de rassemblements de personnes ; elle exige la certification du drone et de l’exploitant (article 6).

En Grèce, les déclarations et autorisations de la catégorie spécifique passent par l’Autorité de l’aviation civile (ΑΠΑ), comme l’explique sa propre FAQ sur les drones.

Dans quelle catégorie entre un drone de surveillance ?

Le plus souvent la catégorie spécifique. Une ronde qui emmène le drone hors de la vue du télépilote, ou près de personnes, sort des conditions de la catégorie ouverte.

La condition que rompt le plus souvent un vol de surveillance est le vol à vue : sur un grand site, le drone atteint des zones que le télépilote ne voit pas de ses propres yeux. Selon l’article 5, l’exploitant a alors besoin d’une autorisation de l’autorité compétente, avec évaluation des risques et mesures d’atténuation.

  • Enregistrement de l’exploitant : en catégorie ouverte, l’exploitant s’enregistre si le drone pèse 250 g ou plus ou porte un capteur capable de capter des données personnelles, c’est-à-dire presque tout drone équipé d’une caméra ; en catégorie spécifique, quel que soit le poids (article 14).
  • Zones géographiques : les États peuvent définir des zones pour des raisons de sécurité, de vie privée ou d’environnement, où les vols sont interdits ou soumis à autorisation (article 15). Vérifiez votre site avant tout projet.

Avant d’accepter un service par drone, demandez au prestataire dans quelle catégorie il volera, sous quelle autorisation ou déclaration, et qui est l’exploitant enregistré. S’il ne peut pas répondre avec des documents, le service n’est pas prêt.

Qu’en est-il des données personnelles quand un drone a une caméra ?

Un drone équipé d’une caméra filme des personnes : ses images demandent la même rigueur que la vidéosurveillance, avec un objectif clair, un champ limité et des règles de conservation et d’accès.

Le règlement 2019/947 reconnaît lui-même ce risque : une caméra capable de capter des données personnelles rend l’enregistrement de l’exploitant obligatoire, et la vie privée est un motif pour qu’un État ferme une zone. D’après ce que nous avons trouvé sur son site, l’autorité grecque de protection des données n’a pas publié de lignes directrices propres aux drones.

  • Survolez votre propre site et orientez la caméra vers la limite, pas vers les maisons ou rues voisines.
  • Définissez à l’avance qui regarde les images, combien de temps elles sont conservées et qui y a accès.
  • La caméra ne sert pas à surveiller les salariés.

Pour les règles de vidéosurveillance, voir le guide vidéosurveillance et RGPD et le guide sur la conservation des images.

Quand un drone est-il utile pour la sécurité d’un site ?

Sur des sites vastes, ouverts ou isolés, où la ronde à pied ou en voiture est lente et où les caméras fixes laissent des angles morts.

  • Grandes surfaces : parcs solaires, zones industrielles, ports, sites agricoles et énergétiques.
  • Levée de doute : le drone arrive le premier sur un tronçon éloigné du périmètre et montre ce qui se passe avant qu’une personne ne s’y rende.
  • Sites changeants : chantiers qui évoluent chaque semaine, où les caméras fixes ne suivent pas.
  • Inspection : contrôle des clôtures et des toitures sans que personne ne grimpe.

OVIT propose la surveillance par drone : des vols programmés ou à la demande prolongent la couverture fixe sur des sites vastes ou irréguliers et alimentent le même registre que les équipes au sol. Pour les chantiers, voir aussi le guide sur les vols sur chantier.

Quand un drone n’apporte-t-il rien ?

Sur des sites petits, fermés ou fréquentés, et partout où personne n’agira sur ce qu’il montre. Un drone voit ; il n’arrête personne.

  • Un commerce, un bureau ou un bâtiment déjà couvert par des caméras et un agent.
  • Les lieux ouverts au public, où les conditions de distance avec les personnes rendent le vol difficile, voire impossible.
  • Les sites situés dans une zone géographique qui interdit ou restreint les vols.
  • Partout où l’image du drone n’est reliée à personne qui vérifie et intervient.

Le drone est un outil de la ronde, pas son remplaçant. Le guide agent ou système de sécurité explique pourquoi une détection sans intervention ne fait qu’informer.

Que faire si un drone inconnu survole mon site ?

Le consigner et le signaler ; ne pas tenter de le faire tomber. La sécurité de l’espace aérien consiste à détecter, suivre et transmettre l’activité à une équipe d’intervention comme un incident.

Pour les sites qui en ont besoin, OVIT propose la sécurité de l’espace aérien : l’activité de drones non autorisée est détectée, suivie et transmise à une équipe d’intervention comme un événement défini et enregistré. Ce qu’il est légalement permis de faire au-delà de la détection n’entre pas dans le cadre de ce guide.

En bref

  • Les drones volent selon le règlement (UE) 2019/947 : catégorie ouverte, spécifique ou certifiée.
  • Une ronde hors de la vue du télépilote exige une autorisation ou une déclaration auprès de l’aviation civile grecque.
  • Un drone à caméra exige un exploitant enregistré et la même rigueur sur les données que la vidéosurveillance.
  • Il a du sens sur des sites vastes ou isolés ; sur de petits sites couverts, il apporte peu.
  • Demandez au prestataire la catégorie, l’autorisation et l’exploitant enregistré, par écrit.

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour un drone de surveillance ?

Le plus souvent oui. Si le vol sort des conditions de la catégorie ouverte, par exemple hors de la vue du télépilote, il faut une autorisation d’exploitation ou une déclaration de scénario standard auprès de l’autorité grecque de l’aviation civile.

Quelle autorité est compétente pour les drones en Grèce ?

L’Autorité de l’aviation civile (ΑΠΑ), qui reçoit les déclarations et demandes d’autorisation de la catégorie spécifique, comme l’indique sa FAQ sur les drones.

Un drone peut-il remplacer une ronde ?

Non. Le drone prolonge le regard de la ronde et vérifie vite un point éloigné, mais il n’intervient pas. Quelqu’un doit toujours réagir à ce qu’il montre.

Sources

Chaque point juridique ou salarial de ce guide a été vérifié auprès des sources officielles ci-dessous.

  1. Εκτελεστικός Κανονισμός (ΕΕ) 2019/947 για τα μη επανδρωμένα αεροσκάφη — άρθρα 3, 4, 5, 6, 14, 15 (EUR-Lex)Vérifié
  2. Αρχή Πολιτικής Αεροπορίας (ΑΠΑ) — Συχνές ερωτήσεις για ΣμηΕΑ (drones)Vérifié

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