Contrat de gardiennage : les clauses qui doivent y figurer
Un contrat de gardiennage doit décrire de façon mesurable ce que vous achetez et ce qui se passe quand ce n’est pas livré : périmètre et consignes de poste, horaires, délai de remplacement, rapports, traitement des incidents, indicateurs (KPI), responsabilité et assurance, rôles pour les données personnelles et la vidéosurveillance, sous-traitance, révision du prix, et fin de contrat avec une passation sans interruption. Ce guide est une liste de contrôle pratique, pas un conseil juridique : faites relire le texte final par un avocat.
Mis à jour: 6 min de lectureSources: 4
Que doit prévoir un contrat de gardiennage sur le périmètre et les horaires ?
Quels postes, quelles heures chaque jour de la semaine, quelles missions, et les consignes de poste écrites en annexe. Ce qui n’est pas écrit ici ne pourra pas être exigé plus tard.
- Postes : chaque poste nommé et situé (par ex. « entrée principale », « ronde du périmètre »).
- Horaires : heures par jour, dimanches et jours fériés compris, dans un tableau. Pas de « gardiennage 24 h/24 » sans détail.
- Consignes de poste : ce que fait l’agent, ce qu’il ne fait pas, qui il prévient. En annexe, avec une procédure pour chaque modification.
- Modifications et heures supplémentaires : comment demander une couverture en plus, avec quel préavis, à quel prix.
- Exclusions : tout ce qui n’est pas inclus, écrit noir sur blanc.
Quelle clause de remplacement prévoir dans un contrat de gardiennage ?
Une clause qui fixe le délai de couverture d’un poste vacant, la manière dont vous êtes prévenu et le sort des heures restées sans couverture. Le délai doit être un chiffre, pas « immédiatement ».
- Délai de remplacement : le temps maximal entre l’absence de l’agent et l’arrivée d’un autre au poste.
- Information : qui vous prévient et comment, dès que le poste reste vide, même brièvement.
- Heures non couvertes : qu’elles ne soient pas facturées, et quel avoir ou pénalité s’applique.
- Stabilité de l’équipe : préavis avant tout changement durable d’agent et briefing du nouvel agent sur les consignes.
- Autorisations de travail : que chaque agent sur votre site détient une autorisation de travail personnelle de catégorie A ou B (loi 2518/1997, art. 3), et que son numéro vous est communiqué.
Quels rapports, quel traitement des incidents et quels KPI fixer au contrat ?
Un rapport de vacation et une main courante sous une forme et à une fréquence définies, un délai d’information pour chaque incident, et quelques indicateurs mesurables revus chaque mois.
- Rapports : lesquels (vacation, ronde, synthèse mensuelle), à quelle fréquence, sous quelle forme, et où vous les consultez.
- Incidents : ce qui constitue un incident, en combien de temps vous êtes informé, par qui, et quand suit un rapport écrit.
- Escalade : une liste ordonnée de contacts pour le jour, la nuit et les jours fériés.
Gardez peu d’indicateurs, et mesurez-les à partir des enregistrements, pas d’estimations :
- Heures couvertes ÷ heures contractuelles.
- Rondes effectuées ÷ rondes prévues, par point de contrôle.
- Délai d’information sur les incidents.
- Délai de remplacement.
- Rapports remis dans les délais.
OVIT donne au client les rondes, les incidents et les rapports dans une seule image en direct grâce à la plateforme Guardly : les indicateurs se mesurent à partir des mêmes données que celles que vous voyez.
Que doit dire un contrat de gardiennage sur la responsabilité et l’assurance ?
Qui répond des dommages causés pendant le gardiennage, jusqu’à quel montant, et une police de responsabilité civile dont le montant et la couverture figurent au contrat. La loi 2518/1997 n’impose pas cette assurance : vous n’êtes protégé que si vous l’écrivez.
- Responsabilité : de quels dommages la société répond, avec quel plafond et quelles exclusions.
- Police : nature, montant de couverture, assureur, durée.
- Preuve : copie ou attestation à la signature et à chaque renouvellement.
- Information : obligation de vous prévenir si la police expire ou change.
L’assurance responsabilité civile n’est pas une obligation au titre de la loi 2518/1997 ; c’est une clause qui se négocie. Faites vérifier par votre avocat les plafonds et exclusions, police en main.
Que doit prévoir le contrat pour les données personnelles et la vidéosurveillance ?
Qui est responsable du système de caméras et des registres de visiteurs, ce que l’agent en fait, combien de temps ils sont conservés et qui pose les panneaux. L’autorité grecque de protection des données applique sa directive 1/2011 avec le RGPD.
L’autorité grecque de protection des données indique que la directive 1/2011 reste applicable avec le RGPD et la loi 4624/2019, qu’aucune autorisation ni déclaration auprès de l’autorité n’est requise, et que les caméras ne peuvent pas servir à surveiller ou évaluer les salariés (art. 27 de la loi 4624/2019). Le contrat doit préciser :
- Rôles : qui est responsable du traitement pour les caméras et les registres de visiteurs, et si la société de gardiennage traite des données pour votre compte.
- Accès : qui voit les images en direct, qui extrait des enregistrements, et comment c’est tracé.
- Conservation : selon l’article 8 de la directive 1/2011, les images sont effacées au plus tard sous 15 jours ouvrables en l’absence d’incident ; celles d’un incident visant le responsable peuvent être gardées 30 jours, et celles d’un incident impliquant un tiers, 3 mois.
- Panneaux : bien visibles, placés avant l’entrée dans le champ des caméras, indiquant le responsable, la finalité et un contact pour les droits des personnes (art. 12), et qui les installe.
- Salariés : l’agent utilise les caméras pour protéger le site, non pour surveiller ou évaluer votre personnel.
Que doit dire le contrat sur la sous-traitance et la révision du prix ?
Que la société ne peut confier le gardiennage à une autre sans votre accord écrit, et que le prix n’évolue que selon une méthode fixée et transparente. Les deux vous évitent de découvrir les changements après coup.
- Sous-traitance : uniquement avec accord écrit, uniquement vers une société autorisée, avec les mêmes obligations et le titulaire toujours responsable envers vous.
- Même personnel, mêmes contrôles : un numéro d’autorisation de travail pour chaque agent, quel que soit son employeur. Chaque société déclare chaque mois à la police son personnel et ses postes (loi 2518/1997, art. 4).
- Révision du prix : quand (par ex. une fois par an ou lorsque le salaire minimum change ; l’actuel s’applique depuis le 1er avril 2026, décision ministérielle 8934/27.3.2026), selon quelle formule, avec quel préavis.
- Heures supplémentaires : prix de la couverture additionnelle, des nuits, dimanches et jours fériés, fixés à l’avance.
Comment mettre fin à un contrat de gardiennage sans interruption de la couverture ?
Avec un préavis, des motifs de résiliation en cas de manquements répétés, et un plan de passation écrit pour que la nouvelle société prenne le relais avant le départ de l’ancienne. Le jour du changement est le plus exposé.
- Préavis : un délai pour les deux parties, exprimé en nombre de jours.
- Résiliation pour manquement : par ex. heures non couvertes ou rapports non remis à répétition, après mise en demeure écrite.
- Plan de passation : au moins une vacation de chevauchement entre l’agent sortant et l’agent entrant.
- Restitution : clés, badges, codes, contre décharge, et codes modifiés après la passation.
- Archives : remise des rapports, de la main courante et des consignes ; données restituées ou supprimées comme convenu.
Ce guide n’est pas un conseil juridique. Utilisez-le comme liste de contrôle et faites relire le texte final du contrat par un avocat.
Pour ce qu’il faut demander avant d’en arriver au contrat, voir les questions à poser avant de signer. Pour votre site, demandez une offre ou découvrez nos services de gardiennage.
En bref
- Postes, horaires par jour et consignes de poste en annexe : ce qui n’est pas écrit ne peut pas être exigé.
- Délai de remplacement, délai d’information sur les incidents et KPI doivent être des chiffres.
- L’assurance responsabilité civile n’est pas imposée par la loi 2518/1997 ; inscrivez montant, couverture et preuve au contrat.
- Vidéosurveillance : rôles, accès, conservation de 15 jours ouvrables au plus sans incident, panneaux, et aucune évaluation des salariés.
- Sous-traitance seulement avec accord écrit ; sortie avec plan de passation sans interruption ; texte final relu par un avocat.
Questions fréquentes
L’assurance responsabilité civile est-elle obligatoire dans un contrat de gardiennage en Grèce ?
La loi 2518/1997 ne l’impose pas. C’est pourquoi elle doit figurer au contrat, avec son montant, sa couverture et la preuve qu’elle est en vigueur.
Combien de temps peut-on conserver les images de vidéosurveillance en Grèce ?
Selon l’article 8 de la directive 1/2011, 15 jours ouvrables au plus en l’absence d’incident ; 30 jours pour un incident visant le responsable et 3 mois pour un incident impliquant un tiers.
Faut-il un avocat pour un contrat de gardiennage ?
Oui. Ce guide est une liste de contrôle, pas un conseil juridique ; faites relire le texte final par un avocat, surtout la responsabilité, l’assurance et les données.
Sources
Chaque point juridique ou salarial de ce guide a été vérifié auprès des sources officielles ci-dessous.
- Ν. 2518/1997 (ΦΕΚ Α΄ 164) — κωδικοποιημένο κείμενο, Ελληνική Αστυνομία: άρθρα 3 §1, 4Vérifié
- ΚΥΑ 8934/27.3.2026 (ΦΕΚ Β΄ 1759/27.03.2026) — κατώτατος μισθός από 1.4.2026Vérifié
- Αρχή Προστασίας Δεδομένων Προσωπικού Χαρακτήρα — Βιντεοεπιτήρηση: εισαγωγή (Οδηγία 1/2011, ΓΚΠΔ, ν. 4624/2019 άρθρο 27)Vérifié
- ΑΠΔΠΧ, Οδηγία 1/2011 για τη χρήση συστημάτων βιντεοεπιτήρησης — άρθρα 8 και 12Vérifié
Vous voulez que nous étudiions votre site ?
Parlez à l’équipe des opérations d’OVIT — une vraie personne vous répond.